Forum » Le Bistrot des Naturistes » Naturisme : Actualités naturistes et Médias... » Le naturisme a le vent en poupe dans le Var

Le naturisme a le vent en poupe dans le Var

  • 5 110

    Les Françaises ne font plus ni de topless ni de naturisme

    Alors que le topless était une pratique courante dans les années 1980, elle l’est de moins en moins. À l’instar des Européennes, les Françaises et en particulier les jeunes n’osent plus enlever le haut de leur maillot de bain sur la plage, sauf les Espagnoles.

    Les Françaises ne font plus ni de topless ni de naturisme

     

    Avez-vous déjà fait du topless à la plage ou du naturisme ? Depuis quelques années ces modes se raréfient alors qu’elles étaient répandues dans les années 1970-1980

    À cette question, en 1984, 43 % des femmes françaises âgées de 18 à 49 ans répondaient « oui » concernant le topless. Désormais en France, elles ne sont plus que 19 % dans la même tranche d’âge et 22 % pour l’ensemble des femmes majeures selon une enquête publiée par l’Ifop.

    Les habitantes du Grand Est pratiquent le Topless mais pas le naturisme

    Dans le Grand Est elles sont en moyenne 24 % à avouer avoir déjà enlevé le haut du maillot de bain et seulement 1 % à avoir fait du naturisme.

    Sur les 5 000 femmes européennes interrogées, un quart environ affirme désormais « enlever, régulièrement ou occasionnellement, le haut en été ».

    Les Espagnoles (48 %) et les Allemandes (34 %) sont les deux pays de l’UE au-dessus de cette moyenne. La France en est loin, si près d’une Française sur quatre déclare avoir déjà enlevé le haut, seules 4 % le font régulièrement. En Allemagne, c’est à peine plus : 6 %.

    Sur les trois dernières années, cette baisse significative est commune à toute l’Europe à l’exception d’un pays qui fait figure d’irréductible : l’Espagne

     

     

    Si le topless baisse, il en est de même avec le naturisme.

    Au niveau européen en 2019, 12 % des femmes affirment se mettre nues à la plage. Ce classement est une nouvelle fois dominé par les Espagnoles malgré une chute de 5 % (20 %). Mais les Ibériques sont désormais talonnées par les Allemandes (19 %) pour qui cette pratique ne diminue que de 2 %.

    En France elles ne sont que 6 %. Dans le Grand Est, seulement 1 % des femmes affirment faire du naturisme.

     

     

    Pourquoi ne pas continuer le topless ?

    L’étude Ifop démontre que la proportion de femmes faisant du topless varie en fonction de l’âge. Il y a plus d’Européennes exposant leurs seins au soleil chez les femmes les plus âgées : elles sont 33 % des 50-59 ans, contre 30 % des 40-49 ans, 25 % des 30-39 ans et seulement 20 % des moins de 30 ans.

    Les Françaises suivent la même logique, seules 13 % des Françaises de moins de 30 ans ont déjà bronzé topless, contre 25 % des plus de 40 ans.

    Mais comment expliquer la baisse de cette mode ? Plus d’une femme sur deux en France (56 %) affirme ne pas se mettre seins nus pour ne pas augmenter les risques liés au cancer du sein ou celui de la peau. À noter qu’aucune étude n’a fait de liens entre le topless et la maladie.

    Les femmes plus jeunes plus pudiques

    Le regard des hommes pousse 35 % des femmes à garder le haut. Une proportion qui est majoritaire chez les jeunes de moins de 25 ans (59 %). Cette tendance explique pourquoi en faisant du monokini, la moitié d’entre elles craignent une agression, verbale ou physique.

    Enfin, 28 % des Françaises refusent le topless pour éviter des critiques sur leur physique. Une proportion qui monte à 41 % chez les moins de 25 %. Selon l’Ifop, on peut y voir une pudeur croissante et la transposition à la plage de la crainte du harcèlement de rue, par exemple.

    Dans l’ensemble des Françaises, 23 % déclarent d’ailleurs craindre d’être perçues comme impudiques ou indécentes : une part qui monte à 28 % chez les plus jeunes femmes (moins de 25 ans).



    Casimir
      30 juillet 2019 06:38:22 CEST
    0
  • 5 110
    Avec 700 licenciés en plus sur les cinq dernières années, la fédération de naturisme enregistre une belle progression des adeptes dans la région. PACA est la troisième destination naturiste avec 24 espaces, dont 13 campings réservés à la pratique. Reportage sur la plage du Monaco au Pradet.



    Selon la fédération française de naturisme, près de deux millions de personnes pratiquent le naturisme de façon régulière. Et si la France est la première destination naturiste mondiale, la Région PACA arrive en 3e position avec 24 espaces naturistes dont 13 campings. Le nombre de licenciés est d'ailleurs passé de 700 à 1.500 ces cinq dernières années. 

    "C'est un art de vivre qui n'a rien à voir avec le nudisme puisque nous nous installons sur des endroits dédiés par arrêté préfectoral ou communal, et nous sommes très attachés au respect de soi et à celui des autres" commente Viviane Tiar, la présidente de la fédération nationale de naturisme, qui préside également l'association Mer et Soleil du Monaco, du nom de la plage sur laquelle le naturisme est autorisée au Pradet.

    Sur cette plage du Monaco justement, la séparation entre naturistes et "textiles" est indiquée par un simple panneau entre les deux zones. Et la cohabitation se passe bien. Anne et Jean y posent leur serviette depuis des années. Ce couple toulonnais est adepte du naturiste depuis près de 30 ans. "C'est la sensation d'être libre, tranquille. On n'est pas obligé de se tortiller pour se changer. Quand je vois les gens qui le font, je trouve ça terrible. Et puis, on n'est pas dans le paraître. On est comme on est " décrit Anne. 

    Son mari évoque même le côté plus convivial de la partie naturiste. "On se connait tous, on se dit bonjour le matin, on se donne des coups de main si quelqu'un a besoin de quelque chose. Dans la partie textile, c'est beaucoup plus anonyme" relate Jean. "Nous faisons aussi très attention à l'environnement, en ramassant les mégots et les déchets que les gens laissent le soir. Et d'ailleurs notre partie est bien plus propre que celle d'à côté" (celle des textiles, NDLR) souligne fièrement Eliane Salles, la vice-présidente et fondatrice de l'association Mer et Soleil du Monaco il y a 19 ans.

    Dans la région, il y a les endroits autorisés par arrêté, comme la plage du Monaco au Pradet, ou encore le Bau rouge à Carqueiranne, la plage des Vieux Salins et l'île du Levant sur la commune de Hyères. C'est simplement toléré sur la plage de la Mitre à Toulon. Dans les Bouches-du-Rhône en revanche, pas beaucoup d'endroits pour les adeptes, à part la plage de Piémanson ou celle de Bonieu à Martigues. Aucun endroit à Marseille, et c'est simplement toléré à Cassis. Rendre accessibles de nouveaux endroits, c'est l'objectif que s'est notamment fixé la Pradétane Viviane Tiar.

    Casimir
    Ce post a été édité par Pascal le 29 juillet 2019 17:25:03 CEST
      27 juillet 2019 08:34:29 CEST
    1